DEADLIGHT banniere

Edité par Microsoft
Développé par Tequila Works
Sortie en France le 01 Août 2012

 

 

“ Des Zombies et des Hommes ”

Au cinéma comme  dans le jeu vidéo, nos copains zombies ont la côte auprès des spectateurs et  des joueurs, depuis plusieurs années d’ailleurs. Ainsi donc, rien d’étonnant de trouver un énième titre sur cette thématique.

Cependant, il serait réducteur de limiter Deadlight à un simple pastiche de ce que l’on trouve déjà dans les rayons.

deadlight randallTequila Works propose ici d’incarner Randall Wayne un canadien bien badass  fermement décidé à retrouver sa femme et sa fille  dans un monde hostile dévasté  par une terrible épidémie. Vous allez donc devoir vous surpasser et traverser la ville de Seattle,  jusqu’à sa zone de sécurité ou vous soupçonnez que votre famille se trouve. Mais la route sera longue et périlleuse, Seattle étant aujourd’hui un enfer jonché de cadavres titubants et affamés.  C’est donc à coup de plateformes, de mini énigmes, et de plomb, bien sûr, que vous allez tenter de vous frayer un chemin dans tout ce merdier.

En effet, Deadlight se présente comme une sorte de pot-pourri de genres, piochant ici et là ses influences, certes déjà vues, mais bien dosées, qui permettent au jeu de ne jamais souffrir de lenteur et de maintenir l’intérêt du joueur tout du long, et ce même en dépit d’un rythme relativement linéaire. Je n’ai effectivement pas noté de réel pique de difficulté comme c’est souvent le cas dans les plateformers. Seulement encore une fois, Deadlight ce n’est pas qu’un plateformer, c’est aussi un peu du survival, de l’action, de la réflexion, le tout en dose homéopathique.

L’environnement est souvent bien plus traitre que les zombies, et il faudra interagir avec pour en faire un atout. La ville et ses dédales obscures seront d’ailleurs bien plus souvent à l’origine de vos morts, que les décérébrés qui les arpentent. Notez que mourir se révèle assez peu punitif en raison des nombreux checkpoints.

 

deadlight photoLa prise en main est assez simple (en lui préférant tout de même la manette au clavier souris), le personnage répond bien et les interactions avec l’environnement sont intuitives.

On appréciera d’ailleurs la diversité des interactions et approches. Hache, Revolver ou Shotgun ,dans tous les cas ça va éclabousser, mais on peut aussi être amené à distraire les ennemis en faisant diversion plutôt que de les affronter de façon direct et brutal, ce que la fébrilité de votre personnage encourage, ou encore, utiliser les pièges mortels proposés par les environnements. Beaucoup de liberté d’approche potentielle que le level design bride en imposant trop souvent une seule solution viable. J’ai eu ainsi l’Impression que les mécaniques de jeu et le level design ne se rendait pas justice, dommage… Cela n’en est pour autant pas source de frustration car on avance tout de même avec plaisir au travers des différents niveaux qui jouissent d’une direction artistique de haute volée.

Car oui, Deadlight c’est un titre avec une grosse, grosse ambiance ! Que ce soit sur le plan visuel ou sonore, Tequila Works s’est visiblement défoncé pour offrir à son jeu un univers riche et cohérent. On est scotché par la profondeur de champ et la générosité des  environnements, qui foisonnent de détails conférant à ce monde désolé, relief et crédibilité.

deadlight env.

En revanche, le parti pris des cinématiques typées « cartoon » même s’il donne une patte très Walking Dead, souffre à mon goût d’une trop grande rigidité, voir pauvreté en termes d’animation. Mais bon… les goûts et les couleurs me direz-vous…

deadlight cinemticEnsuite,  même si le jeu est doté d’une histoire somme toute assez simpliste (retrouver les êtres chers), le background du jeu se révèle plus fourni qu’il n’y parait : déjà via la richesse visuel de ses décors qui à eux seuls racontent beaucoup, mais aussi via les nombreux objets et zones secrètes  que l’on peut trouver, et bien sûr, les pages du journal intime de Randall. On est donc en présence d’une œuvre hybride dans laquelle on peut retrouver  un peu de Oddworld, de Prince of Persia, un zeste de Limbo, une pincée de Resident Evil, afin bref, un grand cocktail sombre et sanglant qui, sans égaler ses ainés, s’en tire quand même vachement bien.

Car, si déjà en  2012 Deadlight n’était pas une révolution, il s’agit tout de même d’un jeu tout à fait honorable, fort de son ambiance aux petits oignons si tant est que vous aimiez les univers post apocalyptique à la Romero. Le titre se révèle par ailleurs une véritable petite mine référentielle que tout cinéphile appréciera. 

Il ne s’agira donc sans doute pas de l’expérience vidéoludique de votre vie, mais il serait dommage de passer à côté si vous êtes amateur de plateformes et de zombies, car Deadlight fait très bien le taf et divertit efficacement pendant les 4h à 5h que propose son aventure macabre. Alors si vous vous sentez l’âme d’un survivant, foncez et ne vous retournez pas !

deadlight jounal

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